Monthly Archives: mai 2013

« El Ultimo lector » de David Toscana

« El Ultimo lector » de David Toscana

images-28Voici encore un livre comme je les aime, loufoque, déjanté, jubilatoire, cocasse, bref qui sort de l’ordinaire des romans actuels.

Il faut dire que c’est un roman mexicain et que la littérature sud américaine est connue pour être dégagée des oeillères de la littérature européenne, dans les thèmes mais également dans le style .

El Ultimo lector ne fait pas exception, c’est un livre qui nécessite une certaine concentration mais quel bonheur quand on se laisse porter par l’écriture et la verve de l’auteur qui m’a fait penser à Gabriel Garcia Marquez.

L’histoire est celle d’un tout petit village mexicain, Icamole, perché sur le mauvais côté de la montagne, celui où il ne pleut jamais, celui où sévit la sécheresse.

Un jour, un paysan, Rémigio, le seul qui a encore un puits avec de l’eau, découvre en son fond le corps d’une fillette inconnue.

Dans le contexte historique du village, cette découverte le terrorise, il craint qu’on le désigne coupable de ce meurtre. Il fonce donc voir son père Lucio, le bibliothécaire du village pour lui demander conseil.

Cette enquête pour trouver l’assassin de cette petite fille n’est qu’un prétexte, en fait les personnages principaux sont Lucio le truculent bibliothécaire improbable d’un minuscule village où personne ne lit et la littérature elle même !!!

Lucio, qui a été nommé bibliothécaire par hasard grâce à une mesure culturelle gouvernementale, s’est pris au jeu et ne vit que pour ses livres, même depuis que la Région lui a retiré tout subside et lui a intimé l’ordre de fermer la bibliothèque faute de lecteur.

« Lucio envoya une lettre pleine de colère aux autorités de l’Etat, déclarant que si l’eau est d’autant plus nécessaire en plein désert, comme la médecine l’est à la maladie, les livres sont d’autant plus indispensables là où ne personne ne lit .  »

Lucio a une conception bien particulière de la sélection de livres à intégrer dans sa bibliothèque et de la censure, les livres qui ne lui plaisent pas selon des critères très personnels sont donnés à manger aux cafards dans une pièce dédiée.

A l’occasion d’un symposium de bibliothécaires dans la capitale régionale voici une de ses remarques :  » Un spécialiste avait expliqué la manière de ranger les livres selon le sujet, la date de publication… Jamais il n’avait parlé de séparer les bons livres des mauvais.  »

Il fustige la littérature formatée américaine, occidentale qui perverti le lecteur.

Et c’est donc tout naturellement que les conseils qu’il donne à son fils afin de gérer le problème du corps et la recherche du coupable, il les trouve dans la littérature et notamment dans l’histoire d’une petite fille Babette issue d’un roman français qu’il affectionne.

Il faut préciser que, sur la forme, l’auteur passe de la narration de l’histoire à la citation d’extraits de livres de la bibliothèque de Lucio sans aucune précision de ponctuation ou de mise en page. Ce qui fait qu’au début , on peut être un peu perdu, ne pas savoir si on est dans l’histoire ou dans les livres de l’histoire. Mais finalement, rapidement on s’habitue et ça fait partie du charme et de l’objet de ce livre… tout est romanesque, tout est littérature.

Il faut juste lâcher prise sur ses réflexes habituels et se laisser porter par le charme indéniable de cette langue.

A lire !!!

Ed. Grasset, 2009, 214p.

Note: 5/5

« Patagonie intérieure » de Lorette Nobécourt

« Patagonie intérieure » de Lorette Nobécourt

images-27Un petit bijou de littérature de voyage à ne pas manquer ! 109 pages de pur bonheur d’écriture pour qui aime voyager, penser le voyage, être autre chose qu’un touriste prisonnier dans des schémas pré-digérés de visites en overdose.

Je n’ai qu’une crainte celle de ne pas arriver à vous convaincre de le lire, vous, voyageur dans l’âme.

L’auteur se rend en Patagonie avec pour objectif de vérifier, valider les éléments géographiques et historiques du héros de son prochain roman en cours d’écriture. Mais cette raison est un alibi, ce voyage en Patagonie, elle en a toujours rêvé et il suscite en elle des révélations sur LE voyage en lui même. La façon d’aborder un voyage est une sorte de révélateur sur la connaissance de soi. C’est autant un voyage géographique qu’un voyage intérieur, qu’elle découvre au fil des étapes.

Ses commentaires et réflexions sur les raisons profondes qui nous poussent à voyager, sa vision de la découverte, tout est parfaitement écrit dans une langue magnifiquement maîtrisée.

Ses descriptions des paysages sans fin sont à couper le souffle.

L’approche est très littéraire, il faut le préciser. Mais quel bonheur de lecture !

Je ne connais pas la Patagonie, même si j’en rêve, mais cet ouvrage aurait pu parler de l’Islande que je connais. Même dépaysement, même sensation que l’on rentrera différent de ce voyage.

Quelques extraits choisis pour vous donner un avant-goût :

  • «Quelle est cette quête d’un ailleurs qui n’existe qu’à l’intérieur de nous même?»
  • «Et faut il toujours reconvoquer l’épreuve du manque pour être augmenté de la présence par l’absence ?»
  • «Peux-t-on finalement, transmettre héritage plus précieux que celui de la soif suscité par le manque ?»
  • «Le paysage me rentre dedans. Je sens déjà la mémoire que j’en porte dans la poitrine pour l’avenir, lorsque de retour là-bas qui sera mon ici de demain, je réveillerai les images.
  • «Ce que je vois, ici: c’est la terre qui nous regarde. Et c’est cela qui nous fait si timides… Dans les fjords, les fragments de terre sont des lettres perdues qui cherchent leur phrase. Alors, nous ne pouvons que faire silence.»
  • «Je pousse la porte. Je suis dehors, non je suis dedans, je suis dans l’envers du monde. Il existe un envers du monde qui est à l’endroit. Et c’est ici . La Patagonie c’est cela, ce n’est pas le bout du monde mais son envers à l’endroit, où se dressent majestueux les dieux et déesses qui peuple cet univers enversé
  •  «Ce n’est pas un paysage c’est une porte… cette porte ouvre à l’intérieur de soi.»
  •  «En arrivant à Punta Arenas, une publicité me saute aux yeux … » En Patagonie les chats ne sont pas domestiques » un énorme puma illustre le slogan. Cela m’enchante.»
  • «Ushuaïa, ce n’est pas le bout du monde, non, seulement une petite ville où les magasins le prétendent.»
  • « La démesure n’a que la mesure pour avoir accès à elle-même. L’infini ne possède que la limite pour exister. « 
  •  «Il n’y a rien-rien-rien- Sinon des étendues illimitées qui profanent l’habitude du regard et le forcent à se perdre…Rien, des autruches, comme de drôles de chapeaux mondains égarés, plumes au vent.»

Chaque phrase de ce petit livre arrive en résonance dans notre façon de concevoir le voyage.

A LIRE A RELIRE ET A OFFRIR !!!!

Editions Grasset, 2013, 109p.

Note : 5+/5

« Le dernier homme de la tour » d’Aravind Adiga

« Le dernier homme de la tour » d’Aravind Adiga

images-26Ce roman raconte l’histoire actuelle d’une communauté d’hommes et de femmes vivant dans la quartier de Vakola à Mumbai ( anciennement Bombay) dans la célèbre résidence Vishram construite au début des années 60.
Grace à la construction de cette premiere résidence, ce quartier est sur la voie de devenir une banlieue convenable.
Cette résidence construite dans un quartier de bidonvilles et de taudis à proximité de l’aéroport est le symbole de l’accès à une propriété de qualité, de l’émergence d’une classe moyenne issue de toutes les communautés et dont la vie ensemble a un sens et une importance sociale primordiale . Comme le dit l’auteur, ” Un homme est ce que disent ses voisins. Dans les immeubles anciens, la vérité est un bien commun, un consensus d’opinions.” p307.
Cette résidence Vishram est composée de 2 tours, la tour A héberge les copropriétaires historiques de l’origine de la construction.
Ils forment une communauté d’intérêts et de relations sociales très poussée ou les relations humaines sont vitales , le désir de respectabilité à quasi remplacé le système de castes présent dans les campagnes.
Alors quand un promoteur immobilier arrive dans cette résidence pour proposer de racheter les 2 tours afin de les démolir et les remplacer par des immeubles de grand standing, tout l’équilibre sociale explose.
La compensation financière est importante pour tous les copropriétaires mais l’argent ne sera touché par chacun que si un accord à l’unanimité est trouvé.
L’appât de l’argent fait se disloquer l’intérêt commun pour une défense de ses intérêts propres. Petit à petit, et parfois sous la pression, tout le monde cède aux sirènes de la fortune excepté un homme, professeur à la retraite respecté, Masterji.
Toute la trame du livre tourne autour de ce combat entre les membres de cette communauté elle même, mais aussi entre cette classe moyenne et les représentants de la force de l’argent à tous prix, de ces promoteurs, sans scrupules qui transforment aujourd’hui le Mumbai d’autrefois en Bombay qui se veut devenir un petit New york.
Le combat de Masterji est touchant et symbolise le respect de valeurs morales et éthiques.
L’intérêt principal de ce roman est une description minutieuse, a travers les différents personnages, de l’évolution de la société de Mumbai dans son explosion architecturale.
L’écriture fouillée très imagée, permet de visualiser les scènes comme des tableaux impressionnistes, de sentir les odeurs, d’imaginer le grouillement de la foule .
J’ai beaucoup aimé ce livre pour cet aspect quasi documentaire de la vie à Bombay. Cet aspect là et seulement celui là, justifie la longueur du roman. Car sinon, en ce qui concerne uniquement l’histoire cela aurait pu être beaucoup plus court. J’ai failli abandonner à mi-chemin, l’objectif de cette chronique m’a obligée à poursuivre ma lecture et finalement je ne le regrette vraiment pas.
Un livre très intéressant que je conseillerai certainement.

Ed. Buchet Chastel, 589 pages, 2012.
Note: 4/5

Cesare Tome 1 et 2 par Fuyumi Soryo

Cesare Tome 1 et 2 par Fuyumi Soryo

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C’est en lisant le blog  » les quotidiennes de Val » que j’ai découvert ce manga. Autant vous dire que je ne suis pas du tout une lectrice habituelle de mangas, ma seule expérience étant « Quartier lointain  » de Jiro Taniguchi que j’avais trouvé sympathique mais qui n’a pas été une révélation .

Dans le cas de Cesare mon attention a été attirée car il raconte l’histoire de la famille Borgia durant la renaissance italienne, l’ancrage historique en plein XVème siècle m’a intéressée.

Avant de vous résumer l’histoire, je tiens à vous dire que j’ai été bluffée par la qualité des recherches historiques tant du point de vue iconographique que bibliographique . La liste des références en fin de volume en témoigne et la supervision de l’ouvrage par l’historien Motoaki Hara, spécialiste de la littérature et de l’histoire italienne, enseignant à l’université de Tokyo donne tout son crédit au récit.

J’ai donc découvert un manga aux dessins et reproductions d’une qualité et d’une finesse de trait incroyable avec une justesse historique dont on ne peut douter .

Je n’ai pu lâcher ma lecture qu’à la fin du 2ème tome, même le vocabulaire utilisé par les personnages est châtié.

Voici le résumé des tome 1 et 2 :

Angelo Da Canossa, jeune petit fils de tailleur de pierre, arrive à la célèbre université de Pise, La sapienza, parrainé par Lorenzo de Médicis qui a repéré son potentiel.

Cette université dans laquelle il va suivre l’enseignement du droit canon est fréquenté par les plus grandes familles européennes dont les Médicis, les Borgia et les dominicains. Les étudiants se regroupent selon leur région d’origine et ne se mélangent pas entre eux, Angelo fait parti de la Fiorentina et Cesare du cercle des espagnols.

Angelo qui par sa naîveté commet gaffes sur gaffes, s’attire les foudres des différents cercles et doit apprendre les règles qui régissent l’université et cette ville.

Cesare, contre toute attente, prend en amitié Angelo et apprend à ce jeune homme innocent les rivalités politiques, religieuses et commerciales qui régissent la ville de Pise.

Ce premier tome met en scène les principaux protagonistes de l’histoire et le contexte historique et religieux de l’époque.

Dans le deuxième tome, l’amitié entre Angelo et Cesare Borgia se renforce en dépit de leurs différences de milieux sociaux et géographiques.

Nous découvrons dans ce deuxième tome tous les dessous des rivalités religieuses, les complots et machinations pour faire élire le pape dans sa propre famille etc…

Dans ce volume apparaissent également d’autres personnages historiques tels que Christophe Colomb et Léonard de Vinci ! Gageons qu’ils auront une part importante dans la suite de cette histoire qui comporte, au Japon, près de 10 tomes !

Le tome 3 devrait bientôt sortir en France.

Autant vous dire que j’ai hâte de lire la suite et je recommande chaudement à tous les passionnés d’Histoire de lire ce manga.

Editions Ki-OOn, 2013

Note : 5/5

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« La vérité sur l’affaire Harry Quebert » de Joël Dicker

« La vérité sur l’affaire Harry Quebert » de Joël Dicker

images-24Ce roman écrit par un auteur suisse francophone se passe entièrement aux États Unis .
Il raconte l’enquête d’un jeune écrivain à succès en panne d’inspiration, Marcus Goldman, sur son maître a penser de toujours, le plus grand écrivain de sa génération, Harry Quebert, lorsqu’il apprend que celui ci est accusé de meurtre sur une jeune fille de 15 ans.

Un roman qui tient indéniablement en haleine de bout en bout malgré quelques longueurs au milieu du livre. Ce qui m’a le plus intéressée en fait n’était pas tellement la résolution de l’enquête sur qui a tué cette jeune fille de 15 ans, mais plutôt l’environnement de l’enquête , le processus de création littéraire, la description du cynisme commercial des éditeurs aux États Unis, les réactions de la société américaine face à un fait divers tel que celui là mais aussi le rapport à la célébrité, les faux semblants et les imposteurs.

La construction littéraire aussi est particulièrement intéressante, chaque chapitre numéroté dans le désordre correspond à un conseil littéraire du ” grand écrivain”, il y a une mise en abîme de la rédaction d’un livre, des romans dans un roman…rien n’est chronologique.

J’ai regretté le manque de crédibilité de l’histoire d’amour entre Harry Quebert et Nola, en tous cas telle qu’elle est relatée dans ” les origines du mal”, le livre dans le livre, c’est plat, limite gnian gnian, pas crédible.
La bousculade de rebondissements à la fin du roman, tient en haleine certes, mais devient une ficelle trop grosse et finit par être très confusante …

En résumé je suis partagée, j’ai lu ce livre de bout en bout sans le lâcher, donc de ce côté c’est une réussite, mais je déplore quand même beaucoup de faiblesses dans la trame narrative de base.

 

Éd. de Fallois / l’âge dHomme, 2012, 664p.

Note: 3/5

« Le Magicien de la finance » de R. K. Narayan

« Le Magicien de la finance » de R. K. Narayan

images-23Dans un petit village du sud de l’Inde, Margayya avec sa petite boîte en fer blanc et ses registres, se prend pour un banquier des pauvres sous un banian, à l’abri du soleil. Installé juste en face de la banque officielle locale, il offre son propre système de crédit aux paysans locaux. Sa vie est rythmée par ses journées sous le banian, où il essaye de faire croire à tous avec arrogance qu’il est indispensable et sa vie chez lui avec sa femme et son fils unique adoré qui le fait tourner en bourrique.

Margayya, en tant qu’homme d’affaires redoutable, ne veut pas se contenter de ses petits bénéfices et après une altercation avec un responsable de la banque locale, décide de voir plus grand. Ayant bien pris soin de faire appel, dans les règles de la religion, à la déesse de la prospérité Lakshmi, il va investir ses dernières roupies et faire fortune dans l’édition d’un texte sulfureux sur les pratiques sexuelles .

Il va par la suite, avec l’argent gagné dans l’édition se lancer dans un système bancaire terriblement attractif pour la population. Son système d’enrichissement, qui fait penser à l’affaire Madoff le fraudeur américain, l’oblige à travailler toujours plus pour rester à flot…

L’ascension n’aura plus de limite pour cette homme qui considère la fortune comme un objectif de vie et dit que l’argent est fait pour être amassé et non pour être dépensé. L’argent lui donne la puissance et lui permet de tout contrôler et manipuler autour de lui mais son fils qui est un insolent fainéant, va le faire courir à sa perte. Ce fils, qui a été tellement gâté, veut toujours plus et ne sera jamais satisfait de ce qu’il reçoit de ce père. Il va l’amener au drame.

Ce texte magnifique à l’écriture poétique est quasiment une fable sur la société indienne avec ses traditions et ses ambitions parfois antagonistes.

L’humour et la dérision sont toujours sous jacents… les caractères et les situations sont souvent caricaturaux et excessifs comme semble être l’âme de ce continent.

Un vrai voyage dans le temps, dans l’espace et dans une culture très riche en contradictions .

Ed. Zulma, 2013, 365p.

Note: 4/5

« Un blanc » de Mika Biermann

« Un blanc » de Mika Biermann

images-22Tout d’abord merci à la Librairie Mollat de m’avoir fait découvrir ce livre !

Une expédition scientifique improbable prend la mer direction l’Antarctique avec comme objectif supplémentaire d’envoyer un feu d’artifice du pôle sud afin de fêter l’arrivée de l’an 2OOO.
Résumé comme cela, on croit s’attendre à un énième compte rendu d’expédition en Antatrctique, mais absolument pas. C’est un récit complètement déjanté écrit à partir des carnets de bords ou reconstitutions orales de chacun des principaux participants.
Ce voyage vire quasi immédiatement au cauchemar et les aventures loufoques de cette équipée tient en haleine autant par les rebondissements que par les styles d’écritures inédits dans ce genre d’ouvrages. Chaque personnage raconte sa version et sa partie de l’aventure avec sa faconde, son style et sa personnalité !
C’est drôle, c’est prenant !

Tous les personnages sont bien campés presque typés, mais tous très attachants.

Un texte vraiment à découvrir très vite et qui n’a qu’un seul défaut (ou est ce finalement sa force ?) celui d’être trop court !

Editions Anacharsis, 2013, 131p.

note : 4/5

 

« L’éléphant » la revue de culture générale n°2

« L’éléphant » la revue de culture générale n°2

images-21Vous êtes curieux de tout, vous avez toujours envie d’apprendre quelque soit votre âge ? Une nouvelle revue est disponible pour vous en kiosque : L’éléphant !

J’ai envie de vous en parler car le concept m’a emballée et me semble unique sur le marché : c’est une revue trimestrielle de culture générale transdisciplinaire. Une idée désuète à priori, à l’heure où la connaissance est à portée de tous sur internet, mais qui d’entre nous va chercher, sans raison des infos sur des domaines complètement ignorés ?

Et pourtant tous les domaines de connaissances sans exception nous aident à comprendre le monde d’aujourd’hui et à nous projeter dans l’avenir .

Leur 4ème de couverture est d’ailleurs un manifeste sur l’intérêt d’une culture générale remise à jour et assimilée :

  • savoir c’est comprendre,
  • savoir c’est être libre,
  • savoir c’est être égal,
  • savoir c’est retenir.

Ce deuxième numéro aborde des sujets aussi variés que :

  • Schopenhauer ou la douleur de vivre,
  • l’insécurité vieille comme l’humanité,
  • les céréales un enjeu de géopolitique
  • la peinture est une image et une matière,
  • Une carte mondiale du bonheur,
  • ainsi que de nombreux autres sujets…

Les articles sont rédigés par des scientifiques, des professeurs spécialisés dans la matière ou des experts reconnus dans le domaine traité. L’approche est toujours pédagogique mais ludique et intelligente, elle se prolonge via internet sur un site dédié où chacun peut s’amuser à se tester par des quizz, des programmes d’entraînement personnalisés etc.

Dans ce dernier numéro Jean Claude Ameisen est le grand témoin et Jean Louis Etienne raconte sa vision de la recherche et du partage de celle-ci :  » On ne pousse pas ses limites , on les découvre  »

Vous l’avez compris je suis enthousiaste.

On a tous un socle de culture générale plus ou moins solide, mais nous faisons tous des impasses sur certains sujets et un rafraîchissement des connaissances est toujours enrichissant. C’est aussi une revue qui donne envie d’apprendre sur des sujets ignorés et d’approfondir les domaines connus.

Cette revue est à mettre entre toutes les mains de 15 à 95 ans !!!

trimestrielle éditée par Scrineo, 150 pages environs , prix 15 euros

site internet : www.lelephant-larevue.fr